WoW#5 : Word of the Week — RABBIT HOLE

Au premier sens du terme, “a rabbit hole” est une galerie creusée par un lapin. Difficile à caser dans une conversation ? Tout le contraire : vous allez pourvoir briller.

Pensez “lapin blanc”, pensez “tomber”, pensez “temps suspendu”, pensez “monde imaginaire”… Alors ?… Mais oui : Alice au pays des merveilles !

C’est de cette expérience hallucinatoire que vient l’expression : “to go down/ to descend into/ to fall down/ to slide down — the rabbit hole”. Merci Lewis Carroll. Quoique, lui n’a fait que créer la situation en 1865. L’expression elle-même n’est remontée à la surface, semble-t-il, qu’avec le développement d’internet à haut débit.

Toi qui me lis, ne t’es-tu jamais comme réveillé(e) au sortir d’une pérégrination googlesque, instagramesque, voire youtubesque qui dura une heure au bas mot, en te demandant pourquoi diable tu y avais consacré autant de temps ? C’est un bon exemple de rabbit hole. On peut aussi très facilement tomber dans le “Netflix rabbit hole. Surtout depuis un an.

Voire, le “lockdown rabbit hole”. Le rabbit hole du confinement. Pourvu que, d’ici quelques années, cet article soit devenu totalement anachronique !

Une référence a déjà passé le test des années :

You take the red pill and you stay in Wonderland and I show you how deep the rabbit hole goes.” – Morpheus, dans Matrix

Dans sa pièce “Rabbit Hole” (un Pulitzer prize et un Tony award), ensuite adaptée au cinéma avec Nicole Kidman, David Lindsay-Abaire raconte le rabbit hole d’un couple après la mort accidentelle de leur enfant.

Le rabbit hole dans lequel on ne veut pas tomber, c’est également l’histoire d’amour toxique, l’addiction de manière générale. Par définition, on ne sait jamais quand/si ça finira un jour.

Enfin, mon rabbit hole de “rabbit hole” (vous me suivez ?) : aboutir à Grayscale Season, un groupe de metalcore suédois qui a écrit la chanson “Down the rabbit hole” :

“Spiralling out of control
Down the rabbit hole
Hearts and soul
Down the rabbit hole
Without intent
Ripping over
Ever so dense”

Pas sûr que cela passe le test des années, mais le clip vaut le détour dans le genre halluciné de la descente aux enfers !

(Ce mot m’a été soufflé par Noëlle G., n’hésitez pas à faire comme elle)


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